UPAC

Université Protestante d'Afrique Centrale

Search
Close this search box.
Search
Close this search box.

HISTORIQUE DE L’UPAC

  • Mission

La mission principale de l´UPAC est de contribuer à l´amélioration des conditions de vie de l´humain, à la lutte contre la pauvreté et les injustices sociales et aux transformations sociales en Afrique et dans le monde. C’est dans cet ordre d’idées qu’aujourd’hui comme hier l’UPAC a pour but de dispenser un enseignement supérieur de qualité tant sur le plan spirituel, moral, intellectuel, pratique que technologique ; ceci, en vue de former des cadres compétents et intègres des Églises et de la société, dans la soumission à la Parole de Dieu et à l’esprit de foi et de liberté caractéristiques des Églises issues de la Réforme.

(Textes extraits des STATUT DE L´UPAC DE JUILLET 2009)

  • Historique
  • Préambule:

L’Université Protestante d’Afrique Centrale en abrégé UPAC, est une institution d’enseignement supérieur à caractère confessionnel. La décision de créer une Université Protestante en Afrique Centrale remonte à 1959 à Brazzaville en République Populaire du Congo. En effet, au cours de cette année, onze Églises Protestantes d’Afrique et les Sociétés de Mission Américaines et Européennes ont jugé nécessaire de créer dans un premier temps une Faculté de Théologie Protestante à Yaoundé au Cameroun avec une mission spécifique et des objectifs bien précis s’inscrivant dans la durée. Cette Faculté a été inaugurée le 17 Février 1962 par le Président, son Excellence Ahmadou Ahidjo, comme première Institution Universitaire au Cameroun.

  • Une Situation Privilégiée :

Le choix de Yaoundé a été influencé par les nombreux avantages que peut offrir une grande ville, comportant une université complète ainsi que de nombreuses institutions nationales ou internationales à caractère scientifique ou culturel.

Le climat sub-équatorial y est agréablement tempéré par une altitude assez élevée. L’ensemble des résidents, quelle que soit leur origine, apprécient justement des conditions climatiques favorables à l’étude.

Yaoundé est d’un accès facile. Sa situation géographique en a fait un des grands carrefours de l’Afrique Équatoriale. Cette position lui vaut d’abriter chaque année de très nombreuses manifestations.

  • Site de la première institution Universitaire du Cameroun


Bâtiment administratif construit courant 1959

Inauguration de la FTPY le 17 Février 1962


Inauguration de la FTPY le 17 Février 1962 – Ahmadou Ahidjo montant les escaliers du bâtiment administratif

 

Inauguration de la FTPY le 17 Février 1962 – Ahmadou Ahidjo descendant les escaliers du bâtiment administratif

Inauguration de la FTPY le 17 Février 1962 – Ahmadou Ahidjo au premier plan

Inauguration de la FTPY le 17 Février 1962 – El Adj Ahmadou Ahidjo en compagnie du PCA J. Keller

 

Inauguration de la FTPY le 17 Février 1962 – Visite guidée du Campus par son Excéllence Ahmadou Ahidjo

Inauguration de la FTPY le 17 Février 1962 – Discours du PCA

Inauguration de la FTPY le 17 Février 1962 – Arrivée au campus de son Excellence Ahmadou Ahidjo et accueil

POUR L’ASPECT HISTORIQUE

De la création à la reconnaissance de la Faculté de Théologie Protestante de Yaoundé (FPTY) : 1959-1970

L’Institut Protestant de Yaoundé est une institution d’enseignement supérieur confessionnelle chrétienne née de l’extension de la Faculté de Théologie Protestante de Yaoundé (FTPY) à en plusieurs autres Facultés séculaires. La Faculté de Théologie Protestante de Yaoundé a été créée en 1959 à Brazzaville, en République Populaire du Congo, par sept Eglises Protestantes, de six pays d’Afrique Centrale et de l’Ouest, issues de la Réforme, ainsi que par des Missionnaires Presbytériens américains, la Mission de Bâle en Suisse, la Mission Suédoise, les Eglises Protestantes de France, d’Angleterre et de la Norvège. À la vue de l’importance et de la pertinence de la vocation, d’autres Eglises protestantes se sont associées au projet portant à ce jour le nombre des Eglises membres du Conseil d’Administration à 14. Il s’agit de : Eglise Evangélique du Cameroun (EEC) ; Eglise Evangélique du Congo (EEC) ; Eglise Evangélique du Gabon(EEG) ; Eglise Evangélique Luthérienne du Cameroun (EELC) ; Eglise Evangélique Luthérienne de la République Centrafricaine (EELRC) ; Eglise Evangélique Presbytérienne du Togo (EEPT) ; Eglise Fraternelle Luthérienne du Cameroun (EFLC) ; Eglise Méthodiste du Togo (EMT) ; Eglise Méthodiste Unie de Côte d’Ivoire (EMUCI) ; Eglise Presbytérienne Camerounaise (EPC) ; Eglise Protestante Méthodiste du Bénin (EPMB) ; Native Baptist Church of Cameroon (NBC) ; PCC : Presbyterian Church in Cameroon (PCC) ; Union des Eglises Baptistes du Cameroun (UEBC).

A l’origine, l’intention des pères fondateurs de 1959 était, qu’à l’image des universités d’Harvard et de Boston, la FTPY devienne à l’avenir une grande Université Protestante d’Afrique Centrale structurée autour de plusieurs Facultés, et implantées sur les différents Campus de tous les pays de la sous-région. Le modérateur de l’Eglise Presbytérienne Camerounaise à l’époque, le Révérend MEYE Me Kwele, associé à ses pairs le Pasteur Kotto de l’Eglise Evangélique du Cameroun et le Pasteur MBENDE Paul de l’Union des Eglises Baptistes du Cameroun fit preuve d’une subtilité diplomatique pour obtenir la mise sur pied de cette Faculté-Mère en terre camerounaise, en offrant un peu plus de 05 hectares de terrain sur la colline de Djoungolo pour les travaux de constructions. C’est ainsi qu’entre 1959 et 1962 sortit de terre, le tout premier complexe universitaires au Cameroun comportant une chapelle, un bloc pédagogique et administratif à deux (02) niveaux, un restaurant et une cité universitaire, ainsi que six résidences pour le staff académique et administratif qui, à l’époque, était constitué en majorité d’expatriés.

La Faculté de Théologie Protestante fut reconnue par le gouvernement de la République Fédérale du Cameroun comme l’une des toutes premières institutions universitaires de la sous-région. Différents textes consécutifs constatent son existence légale :

De la note N°1121/INT/2 du 1er Juin 1960 du Ministère de l’Intérieur adressée au Secrétaire Général de la Fédération des Eglises et Missions Evangéliques du Cameroun et de l’Afrique Equatoriale et portant Approbation des statuts de la Faculté de Théologie Protestante de Yaoundé et Reconnaissance de son Conseil d’Administration. Signée par : NJOYA AROUNA, Ministre de l’Intérieur.

De la note N°626/CAB/SG/PRF/STG/2, adressée au Doyen de la Faculté de Théologie Protestante de Yaoundé portant renseignement sur les Ressources des Agents économiques, pour l’élaboration des Comptes Economiques de la Nation. Signée par : Paul BIYA, Secrétaire Général de la Présidence de la République Fédérale du Cameroun.

Du récépissé N°2/L/ME/ATP/DAP/LP/1 du 24 Janvier 1970 portant reconnaissance de la Faculté de Théologie Protestante de Yaoundé faisant suite à la loi 67/LF/19 du 12 Juin 1967 sur la liberté d’Association. Signé par EN. KWAYEB, Ministre d’Etat chargé des Affaires Politiques et de l’Administration Territoriale Fédérale avec copie au Ministre de l’Education, de la Jeunesse et de la Culture.

A cette reconnaissance juridique s’ajoutera une légitimation politique au plus haut niveau de la République Fédérale du Cameroun lors de l’inauguration de la Faculté de Théologie Protestante de Yaoundé, le 17 Février 1962. En effet, La Presse du Cameroun en fera la description suivante : « La cérémonie se déroula sous la présidence de M. Ahmadou Ahidjo, Président de la République Fédérale du Cameroun, qui était accompagné de M. John Ngu Foncha, Vice-Président, de M. Charles Assalé, Premier Ministre du Cameroun occidental, du Président du Conseil Economique et Social, de nombreux ministres fédéraux… des parlementaires et de très nombreuses personnalités politiques et religieuses, notamment Monseigneur Jean Zoa, Archevêque de Yaoundé… », La Presse du Cameroun N°3.551-35ème année du Mercredi 21 Février 1962 p.4.

C’est ainsi que la Faculté de Théologie s’imposera dans la sous-région, en formant plusieurs cadres compétents, faisant la fierté du protestantisme aujourd’hui à travers le monde.

A l’occasion de la 1ère Edition des Journées Portes Ouvertes de l’UPAC du 31 janvier au 04 février 2018,

Le Pr. ZOE OBIANGA a fait une communication riche en informations sur les origines et la mutation de l’école de Foulassi à l’Université Protestante d’Afrique Centrale (UPAC) aujourd’hui en passant par la Faculté de Théologie Protestante de Yaoundé (FTPY).

AUX ORIGINES DE L’UNIVERSITÉ PROTESTANTE D’AFRIQUE CENTRALE (UPAC)

Du projet de la Faculté de Théologie Protestante jusqu’à la naissance de l’UPAC :

Enjeux et défis.

C‘est en 1919, se tient la Conférence Générale des Missions Protestantes d’Afrique Centrale à Elat, près d’Ebolowa, place forte du protestantisme missionnaire. Le site abritait la plus grande paroisse presbytérienne du monde. La fin de cette grande guerre, qui a endeuillé beaucoup de population récemment touchées par l’évangile, offre une occasion propice aux chrétiens d’outre-mer, surtout américains de contribuer au relèvement des victimes. Mais l’intention vise également du côté des français à illustrer aux yeux des africains le contraste qui oppose leur humanisme chrétien à la barbarie raciste des allemands de l’époque de Hitler.

Le capitaine Pasteur Elie Allégrer venu du Gabon avec les troupes françaises aura reçu le blanc Seing du ministère français des Colonies, pour superviser les initiatives des missions protestantes au Cameroun. C’est lui d’ailleurs que la mission de Paris avait choisi auparavant pour régler à l’amiable, au Gabon, le transfert des biens de la mission Presbytérienne à la mission de Paris.

La Conférence décide donc de la création, pour toutes les missions protestantes d’Afrique Centrale, d’une université. Les vrais concepteurs en étaient les techniciens américains. La grande majorité était des laïcs dont certains avaient déjà impressionné les allemands par la qualité de leurs prestations comme médecin, technicien polyvalent formateur des cadres africains. Toutefois, le nombre d’élèves aptes à commencer tout de suite l’enseignement supérieur s’étant avéré insignifiant, on s’accordera un délai pour multiplier les établissements secondaires d’où sortiront les futurs étudiants. Ceci n’empêcha pas qu’un certain nombre de jeunes, sélectionnés par des missionnaires négrophiles, failli être envoyé en formation aux USA dès 1920-1921. Des contretemps et de force majeure les en privèrent. Dans le champ missionnaire des américains, au Cameroun et en Guinnée Equatoriale seront créées en plus de l’école professionnelle Frank James fondée en 1904 (Et qui demeurera la plus célèbre de toute l’Afrique Centrale jusqu’en 1957), La fameuse École Normale de Foulassi qui accueillera par moment des gabonais et des équatoguinéens. Il y aura l’École de Théologie de Bibia où s’enseignaient d’abord le Bulu et l’anglais.

En 1942, la 2nde Conférence sur le sujet se tint encore à Elat. Le démarrage de l’Université fut enfin décidé. La prédominance de la volonté d’aller de l’avant était d’autant plus évidente que les protestants américains avaient arrêté un projet de création d’au moins trois universités qui devaient fonctionner au plus tard à la fin de la guerre : une en Afrique Centrale, une en Amérique du Sud, une aux Philippines et ou en Corée.

L’établissement situé au Cameroun s’appelait Christian College of Cameroon, en français Institut des missions Evangéliques. Son modèle était situé au Ghana ACHIMOTA. Le démarrage en 1944 ne prévoyait pas la fermeture ou la délocalisation immédiate de l’École Normale de Foulassi ou de Franck James. Toutefois, une nuance s’insinuera progressivement dans l’appellation française : l’Institut Polyvalent et polytechnique des missions Evangéliques. Le profil du grand projet se précisait.

Le site réservé à Libamba couvrait presque 1000 hectares. Il comportait une importante chute devant être exploitée par un barrage hydraulique dont le courant allait couvrir les besoins de l’université.

C’est en 1948 que l’Institut après une itinérance de 4 ans s’installe définitivement sur son site. Il fallait attendre que le titre foncier sorte au bénéfice de la société des missions évangéliques de Paris. A l’exception de Foulassi à ses débuts et de l’Ecole de Théologie, tous les établissements, censés se fondre dans la structure universitaire, étaient dirigés par des laïcs très compétents et adonnés à l’évangélisation et au développement multisectoriel de nos pays. Si le mythe de l’excellence protestante a pu survivre dans nos sociétés jusqu’à très récemment, c’est grâce au modèle de citoyens sorti de ces institutions de référence qui fonctionnaient à la fois sous la houlette et à l’ombre des personnalités, s’efforçant de vivre leur idéal de chrétien engagé dans une vocation et de citoyen responsable.

Les résultats aux examens officiels dans toutes ces composantes qui devaient, mises ensembles, constituer l’Université Protestante faisaient pâlir les responsables des institutions sœurs de l’état.

L’obsession d’une concurrence difficilement évitable commença à obséder certains officiels. Et la qualité de jeunes citoyens conscients de leurs droits et de leurs devoirs qui sortaient dans nos établissements ne cessa d’inquiéter les autorités coloniales.

LE BLOCAGE D’UN RÊVE : LES VICTIMES LAÏCS
James Calvin

En 1949 et 1952, se produisirent une série d’évènements déstabilisants contre le projet :

  • L’assassinat par les services français de l’épouse du Directeur de Franck James. Ce dernier faillit lui-même connaître le même sort.
  • La réalisation d’un petit barrage hydraulique d’Elat (Ebolowa) en 1947 par le vice-Directeur de Franck James irrita les autorités coloniales.
  • Le refus de M. James Calvin de coopérer avec les autorités coloniales dans le procès entamé sur l’assassinat de Mme Cozzens déclancha contre lui l’ire de l’administration coloniale qui sans ménagement l’expulsera du Cameroun en 1951. Aucune voix de protestation ne s’élèvera du côté des pasteurs membres du Conseil d’Administration de l’École. Tout au contraire, de jeunes pasteurs camerounais influencés par la SMP appuieront l’administration.
  • L’émergence d’une nouvelle génération de missionnaires parmi les pasteurs s’accompagne d’une baisse d’intérêt pour le grand projet. Au sein même de la MPA et malgré le remplacement du Laïc James Calvin par le très fondamentaliste Rév. Robert Peirce à la tête de l’Institut des missions évangéliques, beaucoup de dénigrement émanant de pasteurs missionnaires et de leurs collègues camerounais venaient battre en brèche l’image de la prestigieuse institution, taxée de mondaine. En réalité, le complexe d’infériorité intellectuelle et la tendance prononcée au repli confessionnaliste nourrissaient cette désaffection.

RUPTURE

C’est donc juste après l’accession de beaucoup de communautés missionnaires à l’indépendance en 1957, que l’établissement, sous l’instigation d’un CA dominé par de jeunes responsables d’Eglises africains prend le nom de Collège Évangélique de Libamba. Adieu au sacré rêve d’une université. Nous sommes en 1958, tout se précipite :

  • Chaque église se dote ou envisage de se doter d’un collège sans ambition démesurée.
  • En 1959, les jeunes ou de nouveaux chefs d’église africains, après avoir claironné la création de séminaires unis, annoncent peu après, celle de la Faculté de Théologie Francophone à Yaoundé.
  • L’École Normale de Foulassi devient un collège d’enseignement court, cours complémentaire.
  • L’École Franck James s’effiloche et se dégrade en un CETIC.
  • Libamba= Collège d’enseignement général.

En définitive,

  1. La vision du départ s’est anémiée. Les leaders de la mission, pour la plupart des pasteurs, n’étaient pas à la hauteur surtout lorsque la pression politique du moment les avait acculée à prendre position face à des choix susceptibles de les opposer aux options coloniales.
  2. La collaboration ne s’était pas avérée étroite entre pasteurs dirigeants et laïcs techniciens. Pourtant l’on ne pouvait mettre en doute la complémentarité de leur service au sein de la mission dans le développement de l’Afrique. Le caractère officiellement laïc du régime colonial rendait difficile l’œuvre missionnaire du style anglosaxon et autres où la séparation Eglise Etat n’influait pas tellement sur les institutions d’intérêt public

De la dimension internationale de la FTPY et la portée académique

Dès le premier Conseil d’Administration constitutif de la Faculté de Théologie Protestante en terre camerounaise tenu du 25 au 27 mars 1960 à Yaoundé, sa dimension internationale et œcuménique est consacrée et confirmée par la présence de tous les pères fondateurs de 1959 à Brazzaville. Cette situation est ainsi pérennisée à travers tous ses conseils d’administration jusqu’à ce jour. Le caractère international de la FTPY relève également de la forte présence des personnalités étrangères lors de son inauguration le 17 Février 1962 à l’instar du Ministre de l’éducation nationale du Gabon, Mr. Jean Mars Ekoh et du Ministre de l’Information du Dahomey (Bénin) ainsi que des représentants des Eglises partenaires d’Europe et d’Amérique. Du corps enseignant aux étudiants, on dénombre entre 1959 et 1983, environ 15 différentes nationalités.

La portée académique de la FTPY qui lui offre un caractère universitaire est confirmée à travers les statuts adoptés par le Conseil d’Administration des 18 et 19 Février 1961, dont le préambule stipule que : « c’est un établissement de niveau universitaire, tant par son enseignement que par le recrutement des étudiants, en liaison avec la Faculté de Théologie de Genève ». Dès les débuts, la Faculté était certes placée sous la direction d’un Doyen dont celui de l’époque était le Dr. Rév. David Gelzer de nationalité américaine, mais aussi elle était parrainée par une Institution universitaire étrangère (Université de Genève) du fait qu’à cette époque-là, le Cameroun ne disposait pas encore d’Université.

C’est aussi dans ce sens que dans son allocution lors de l’inauguration du 17 Février 1962, le Rév. Jean Kotto, Secrétaire Général de l’Eglise Evangélique du Cameroun, déclara devant le Président Ahmadou Ahidjo « Qui dit Faculté dit Université. ». En plus, l’organisation des études en 3 ans pour la Licence, 2 ans par la suite pour le DETA (Diplôme d’Etude Théologique Approfondie) permettait aux titulaires du DETA de la FPTY de s’inscrire directement en thèse de doctorat dans les universités françaises (Strasbourg), Suisses (Genève et Neuchâtel) et de la RFA (Hamburg). Dès 1964, il va s’établir une coopération et une mobilité académiques tacites entre la FTPY et la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université Fédérale du Cameroun en termes d’échanges permanents d’enseignants. Les étudiants de la FTPY de nationalité Camerounaise étaient boursiers de l’Etat du Cameroun jusqu’à la crise économique des années 90. Les autres nationalités avaient soit des bourses de leur gouvernement, soit celles de leurs Eglises respectives.

Pendant plus de deux décennies, la FTPY a ainsi formé des étudiants dans les cycles de Licence et DEA en Théologie, avec l’appui scientifique de ses différentes coopérations académiques en France, en Suisse, en Angleterre et en Allemagne. Elle a commencé la formation au cycle doctoral (thèse unique) en 1985.

Le 29 Avril 1998, le Ministre de l’Enseignement Supérieur du Cameroun a présidé la cérémonie d’octroi des deux premiers Doctorats Honoris Causa de la Faculté de Théologie Protestante de Yaoundé à Desmond Tutu et à José Chipenda, respectivement Président et Secrétaire Général de la CETA (Conférence des Eglises de Toute l’Afrique). Le Très Rév. Desmond Tutu fit l’insigne honneur au Cameroun en effectuant le déplacement de Yaoundé pour la circonstance.

Depuis sa création en 1959 et son ouverture officielle en 1962, la Faculté de Théologie Protestante de Yaoundé a ainsi formé au niveau universitaire l’essentiel de l’élite théologique protestante de l’Afrique du Centre et de l’Ouest à l’instar du Rév. Dr. André Karamaga du Rwanda et actuel Secrétaire Général de la CETA basée à Nairobi au Kenya, Rév. Pr. Dieudonné Massi Gams du Cameroun, actuel Président de la CONAC. Aussi, plus de 80% des Pasteurs et presque tous les Présidents en exercice des Eglises Protestantes issues de la Réforme dans les pays d’Afrique noire Francophone ainsi que plusieurs cadres des institutions inter ecclésiastiques d’Afrique et du monde sont d’anciens étudiants de la Faculté de Théologie Protestante de Yaoundé. L’on peut citer entre autres institutions : la CETA, le CEPCA, le COE, la CEVAA, le MBEI