À l’occasion de la célébration de la 54ème édition de la Fête de l’Unité Nationale, l’Université Protestante d’Afrique Centrale (UPAC) a réaffirmé son engagement en faveur de la formation citoyenne et du développement du leadership des jeunes à travers sa participation aux activités organisées par le Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique (MINJEC). Le 18 mai 2026, une délégation d’étudiants de l’Université, conduite par le Pr Bertrand BEGOUMENIE, enseignant à la Faculté des Sciences Sociales et des Relations Internationales (FSSRI), a pris part à une importante séance de réflexion et d’échanges placée sous le thème : « L’unité nationale : pilier de notre défense et socle du développement du Cameroun ».

Cette rencontre, qui a réuni de nombreux jeunes, universitaires, responsables administratifs et acteurs de la société civile, s’inscrivait dans la volonté des pouvoirs publics de renforcer l’éducation civique, de promouvoir le vivre-ensemble et de consolider la cohésion nationale dans un contexte marqué par de multiples défis sociaux, économiques et sécuritaires. Plus qu’une simple activité commémorative, cette journée de réflexion s’est révélée être un véritable espace de dialogue, d’apprentissage et de conscientisation sur les fondements de la nation camerounaise et sur les responsabilités qui incombent à chaque citoyen dans la préservation de son unité.
Intégrée à la sous-commission consacrée à l’« Histoire de la marche vers l’unité du Cameroun », la délégation de l’UPAC a suivi avec intérêt des communications riches et approfondies animées par des personnalités ressources de premier plan, notamment le Dr Alabane, historien, et M. Sylvain Bengono, Délégué régional du Centre. À travers leurs exposés, les intervenants ont retracé les grandes étapes historiques ayant conduit à la construction du Cameroun moderne, depuis les royaumes et chefferies précoloniaux jusqu’à l’avènement de l’État unitaire en passant par la colonisation, les indépendances et la réunification.

Les échanges ont permis de mettre en lumière la profondeur historique du projet national camerounais ainsi que les nombreux sacrifices consentis pour bâtir et préserver l’unité du pays. Les participants ont été amenés à revisiter les événements majeurs qui ont marqué l’histoire nationale, notamment le protectorat allemand de 1884, le partage du territoire entre la France et la Grande-Bretagne après la Première Guerre mondiale, l’accession à l’indépendance en 1960, le plébiscite de 1961, la réunification et la naissance de l’État unitaire en 1972. Cette relecture historique a rappelé que l’unité nationale est le fruit d’un long processus politique, social et humain qui exige une vigilance constante pour être préservé.
Au-delà des repères historiques, les débats ont porté sur la signification même de l’unité nationale dans le contexte contemporain. Celle-ci a été présentée comme la capacité des citoyens à vivre ensemble dans le respect de leurs diversités culturelles, linguistiques, religieuses et régionales, tout en partageant une même identité nationale et une même vision de l’avenir. Les intervenants ont souligné que l’unité nationale demeure l’un des principaux leviers de la paix sociale, de la stabilité politique, de la sécurité collective et du développement durable. Ils ont également insisté sur l’importance des symboles de l’État, notamment le drapeau national, l’hymne national, la devise de la République, les armoiries et le sceau de l’État, qui constituent autant de repères contribuant à renforcer le sentiment d’appartenance à la communauté nationale.

Les discussions ont également permis d’aborder les défis qui menacent aujourd’hui la cohésion sociale. Les replis identitaires, le tribalisme, la corruption, les discriminations, les discours de haine et la désinformation ont été identifiés comme autant de facteurs susceptibles de fragiliser l’unité nationale. Face à ces menaces, les participants ont été invités à promouvoir les valeurs de tolérance, de solidarité, de respect mutuel et de dialogue interculturel. Une attention particulière a été accordée au rôle de la jeunesse dans la préservation du vivre-ensemble et dans la construction d’un Cameroun plus inclusif et plus solidaire.
La rencontre a également mis en évidence le rôle déterminant de l’éducation dans la consolidation de l’unité nationale. Les intervenants ont insisté sur la nécessité de renforcer l’enseignement de l’histoire nationale, de promouvoir l’éducation civique et morale et de former les jeunes aux valeurs républicaines et patriotiques. L’histoire a ainsi été présentée non seulement comme un outil de mémoire, mais également comme un instrument de formation citoyenne, de compréhension du présent et de préparation de l’avenir.
Pour l’UPAC, cette participation s’inscrit pleinement dans sa vision éducative qui vise à former des femmes et des hommes capables de contribuer de manière responsable à la transformation de la société. En encourageant ses étudiants à prendre part à de telles initiatives, l’Université leur offre l’opportunité de développer leur conscience citoyenne, d’approfondir leur compréhension des enjeux nationaux et de renforcer leur engagement en faveur de la paix et du développement.
Au terme de cette activité, les étudiants de l’UPAC sont repartis avec une meilleure compréhension des fondements historiques de l’unité nationale et des défis qui se posent aujourd’hui à la cohésion sociale. Ils ont également pris conscience du rôle essentiel qu’ils sont appelés à jouer comme futurs cadres, leaders et acteurs du changement dans la promotion du vivre-ensemble et dans la construction d’une nation forte, stable et prospère.
À travers cette participation remarquée aux activités organisées par le Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civique, l’Université Protestante d’Afrique Centrale confirme une fois de plus sa volonté de contribuer à la formation d’une jeunesse éclairée, responsable et profondément attachée aux valeurs de citoyenneté, de paix, de solidarité et d’unité nationale. Dans un monde en constante mutation, où les défis de cohésion sociale sont de plus en plus complexes, l’éducation demeure l’un des leviers les plus sûrs pour bâtir un Cameroun uni, résilient et résolument tourné vers l’avenir.